portraits
4

Ahmed Bouzouaïd : « je suis un facilitateur de rencontres improbables »

14 mars 2017
4956 Views
0 Commentaires
6 minutes read
Ahmed Bouzouaïd : « je suis un facilitateur de rencontres improbables »

#EntrepreneurMadeInFrance. À peine 35 ans et un CV long comme le bras. Ahmed Bouzouaïd baigne dans l’entrepreneuriat depuis 2009.  Passionné de développement économique, de sport et d’art, il a fondé Muse D.Territoires, une agence spécialisée en développement territorial. Portrait.

Quand on rencontre Ahmed Bouzouaïd, on est loin de s’imaginer que ce grand brun à la peau mâte est une personnalité hors du commun, et c’est peu dire. Le jeune trentenaire, classe dans son costume, s’exprime d’une voix posée, chaque mot articulé avec soin, il communique l’importance qui leur accorde.

« Je me sens, je me vis comme un généraliste » explique-t-il. Insaisissable, il oriente sa trajectoire d’entrepreneur entre le développement économique, le conseil aux entreprises, l’accompagnement de démarche artistique et le sport pour finir.

Des mondes qui a priori n’ont rien à voir, et pourtant, Ahmed s’évertue à poser des ponts, se fixant comme objectif la concrétisation ses ambitions.  Sans avoir froid aux yeux. Il justifie : « les risques sont risqués aux yeux de ceux qui ne prennent pas de risque ».

« L’entrepreneuriat c’est la capacité à sortir de ses zones de confort »

Après des études de sociologie et d’urbanisme à la Sorbonne, il se lance dans l’entrepreneuriat et devient directeur-fondateur de « MUSE D. Territoires », une agence de conseil experte en développement des territoires, qui accompagne la responsabilité sociétale des entreprises (RSE).

Son projet séduit et devient lauréat national de « talent des cités » en 2009 avec son associé Vincent Armengol. Huit ans plus tard, sa société embauche quatre salariés et réalise un chiffre d’affaires de 400 000 euros (chiffre 2016).

Avec agilité, il adjoint des expertises à ce noyau dur en fonction des projets. Sa petite équipe s’élargit à chaque fois que MUSE D.Territoires crée des opportunités.

Passionné par les rencontres, les échanges et la transmission du savoir, Ahmed a déjà inauguré plusieurs initiatives. En 2013, il met en place un rdv gourmet et décalé pour soutenir le développement économique : « les mercredis gourmands ».

L’idée consiste à réunir, autour d’un chef étoilé, des entrepreneurs en herbe de la  Seine-Saint-Denis avec des experts des grandes entreprises. C’est une formule astucieuse pour faire découvrir le 93 et connecter les expertises et les talents.

En 2014, il s’associe à l’artiste Monte Laster et contribue au festival « Banlieue is beautiful » au Palais de Tokyo.

Il continue dans cette voie en se lançant un nouveau défi et vise le Stade de France. Un pari réussi puisqu’en septembre 2016, il est à la tête de l’évènement « Empowerment entrepreneurial en action ».

Toujours dans la mise en réseau, il mobilise des entrepreneurs qui ont réussi, pour partager leur expérience et susciter l’envie auprès d’un public novice.

L’art, une passion comme une autre

Plus qu’un passionné d’entrepreneuriat, Ahmed a l’appétit d’entreprendre et met la barre plus haut en se consacrant à de nouveaux projets sans lien avec sa formation, « l’entrepreneuriat c’est la capacité de sortir de ses zones de confort » explique-t-il.

Avec son ami Thibault Sury, sportif de haut niveau,  il vient récemment de lancer le site Internet « No pain, no gain Running » où il promeut le coaching et la course à pied.

Et ce n’est pas fini (comme dirait la fameuse publicité pour un opérateur téléphonique), le 17 mars il inaugurera à la Basilique de Saint Denis l’exposition « MATER – Reines de France, d’Arilès de Tizi ».

Basilique de Saint-Denis MATER REINES DE FRANCE

Ahmed Bouzouaïd n’est autre que le commissaire d’exposition, rien que ça ! « MATER » est un cycle d’expositions entre la France et les Etats-Unis qui présente des portraits de femmes de l’immigration.

Ahmed est ambitieux, il ne le cache pas, et il a cette étonnante capacité à passer d’un sujet à l’autre. « Je suis un homme et rien de ce qui est humain ne m’est étranger» une phrase du célèbre poète latin Térence, qu’il énonce lorsqu’on lui demande comment il arrive à concilier tout cela en même temps.

Avec un emploi du temps bien rempli, Ahmed trouve des moments à consacrer à sa famille « j’arrive à rentrer assez tôt une à deux fois par semaine ».  Au-delà de l’entrepreneur, du commissaire d’exposition et du formateur, Ahmed est avant tout un homme simple qui se fixe un simple objectif : vivre ses passions. Un pari réussi pour quelqu’un qui garde toujours les pieds sur terre et le sourire en toute circonstance.

Imane Youssfi

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *