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Sexe, Race & Colonies: « La domination coloniale est passée par l’image »

10 janvier 2019
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Sexe, Race & Colonies: « La domination coloniale est passée par l’image »

À sa sortie en septembre dernier, Sexe, Race et Colonies (La Découverte) a provoqué de nombreuses réactions indignées. Avec 12 000 illustrations, l’ouvrage ambitionne de raconter (et dénoncer) six siècles de domination sexuelle viscéralement liée à la colonisation et l’esclavage et qui continue d’abonder l’imaginaire médiatique. Nous avons rencontré Christelle Taraud, universitaire et co-auteure de l’ouvrage.

[#Avant-Propos]

Nous avions entendu parler de la sortie de Sexe, Race et Colonies, au printemps dernier. Un proche de Pascal Blanchard nous avait dit que ce travail déclencherait, certainement, l’ire des sphères bien pensantes et élitistes, peu amènes à l’idée d’assumer son passé colonial violent.

Le livre a bien fait parler de lui. Mais surtout dans les milieux dits « racisés » avec comme motif évident, celui du droit à l’image des femmes concernées, mais aussi de l’intérêt de médiatiser certains clichés humiliants et à caractère pornographique.

Si les co-auteurs justifient cet ouvrage comme une façon de déconstruire et lutter contre la domination sexuelle, certes, toujours en cours aujourd’hui, le malaise face à ce livre ne peut être balayé d’un revers de manche.

Doit-on montrer l’Histoire dans toute son horreur ? Évidemment. La découverte d’Auschwitz, sans montrer les crimes nazis infligés aux Juifs, aurait presque été une forme de silence complice.

Le parallèle avec les violences sexuelles coloniales est-il pertinent ? Parce que notre média ne cherche pas à formater les esprits, nous laissons les lecteurs, à la lecture de cette interview, formuler leur avis.

Après tout, partager une histoire commune ne fait pas de nous des clones. Mais, une chose est sûre, à la vue de ces images, nous, journalistes de ce média, il nous a été impossible d’ignorer une question :

Et si ma mère, ma grand-mère, mon arrière-grand-père née pendant la colonisation, figurait sur l’une de ces photos humiliantes…? Et la nature de la réponse, si peu scientifique soit-elle, se trouve ces images.


[#Interview]

Christelle Taraud

Christelle Taraud (1)

Nadia Henni-Moulaï : Sexe, Race & Colonies a fait couler beaucoup d’encre lors de sa sortie en septembre dernier. Comprenez-vous les réactions de personnes ayant un lien familial avec la colonisation?

Christelle Taraud: Vous savez moi aussi je suis une fille qui a connu la colonisation. Mon père était un Français du Maroc.

N.H-M: La posture de dominé.e n’est pas comparable à celle du dominateur. Cela change tout quand même…

C.T: Certes, mais ce n’est pas parce que nous ne sommes pas dans la même posture que nous n’avons pas cette Histoire en commun.

Vous pouvez imaginer que si les descendants d’une femme humiliée d’être montrée nue dans de telles photos, on peut imaginer que les descendants de l’homme, un père ou un grand-père, en posture de bourreau, peuvent l’être aussi. C’est un son de cloche que l’on entend pas du tout.

Si certaines photos sont violentes, elles ne le sont pas toutes.

 

N.H-M : Ces photos constituent une trace de la violence de cette colonisation. En quoi, la photographie a t-elle-constitué une arme dans cette domination sexuelle?

C.T: Il s’agit des photos de la fin du 19e au moment où la photographie devient, alors, l’arme la plus évidente de la domination. La domination, elle, passe d’abord par la photographie. Probablement, plus que le cinéma qui va répliquer les stéréotypes de manière plus euphémisée, la photographie est plus immédiate.

 

N.H-M : Justement, la question de la définition de la violence de ces photos est au cœur du débat. Sa perception est très différente selon l’histoire personnelle de chacun. Vous comprenez que ces clichés n’affectent pas de la même manière?

C.T: Il me semble qu’il faut discuter de ce qu’est une photo violente. Violent justement, pour qui ? Vous la recevez d’une certaine manière, mais moi je la reçois d’une autre façon.

Et encore une fois, c’est une histoire de la violence partagée. C’est un héritage commun. La femme qui est représentée et l’homme représenté ne sont pas du tout dans la même posture.

Il y a une dominée et un autre dominant. Mais, pour les héritiers, qu’est-ce que cela change ? Est-ce que j’aurais envie que mon arrière-grand-père soit photographié se comportant de cette manière-là ?

On voit bien que ce n’est pas cela l’objet du débat.

 

« Le débat est de reconnaître que le fait que la domination coloniale- et particulièrement la domination sexuelle coloniale- est passée à partir du 19e siècle par l’image. »


 

N.H-M : Le corps des femmes, on le sait, est politique. Un grand-père, donc un homme, bourreau est-il comparable à une grand-mère, victime ?

C.T: Oui, je pense. Si la nudité est un problème, elle l’est pour tout le monde.

D’une certaine manière, les registres de domination agissent de manière différente sur les individus, mais ils agissent sur tous les individus. Tous en sont le produit. Je pense que ce n’est pas du tout le débat.

Le débat est de reconnaître que le fait que la domination coloniale- et particulièrement la domination sexuelle coloniale- est passée à partir du 19e siècle par l’image.

Or, si l’on ne montre pas l’image, qu’est-ce que l’on montre ? En fait, on ne montre rien.

On peut utiliser des textes mais qui ne sont pas moins violents. Si vous lisez le livre du docteur Jacobus « l’amour aux colonies », publié au 19e siècle, vous avez des descriptions presque exclusivement de relations sexuelles entre hommes blancs et femmes autres, c’est d’une violence, d’un racisme et d’un sexisme inouïs.

Si vous mettez une description uniquement, cela n’aura pas le même impact.

 

N.H-M : Vous soulevez là un point clé qui surgit à travers ce livre. Peut-on comparer la force de l’écrit à l’impact de l’image ?

C.T: Cela croise une autre question qui est à mon sens très importante. Au 19e siècle, se met en place une vraie culture populaire, de masse, médiatique.

En France, il y a toujours eu des cultures populaires, liées aux cultures régionales, aux us et coutumes, des langues, en milieu rural ou urbain.

Mais au 19e siècle se met en place une culture populaire commune. Celle-ci passe essentiellement par les images.

On est dans une phase où les gens, même en France, ne sont pas scolarisés. L’écrit, le mot, c’est quelque chose qui a un lien direct avec les élites.

Les lois scolaires, les lois Ferry, elles sont mises en place entre 1882 et 1884 en France. La massification et la démocratisation de l’école, c’est la fin du 19e siècle voire le début du 20e, voire post Première guerre mondiale.

Par exemple, pendant la Grande guerre, il y avait des régiments de Bretons ou de Vendéens qui ne parlaient que leur langue régionale ce qui posaient des problèmes à la hiérarchie pour diriger ces hommes ;

Finalement, les colonisés parlaient parfois plus français que les Bretons.

À partir du 19e siècle, on voit à quel point la culture populaire et donc les stéréotypes qui y sont liés passent par l’image. Le vrai débat à propos de Sexe, Race & Colonies est : est-ce que l’on a réellement encadré ces images ?

>> Consulter un extrait de l’ouvrage en ligne :


 

N.H-M: Et justement, quelle est votre réponse?

C.T: Vous savez je discutais avec une amie marocaine dernièrement. Elle me disait que dans la médina de Fès ou Marrakech, il y a des produits artisanaux, type coussins, pochettes, comportant des illustrations de femmes mauresques aux seins nus. Qu’on le veuille ou non, ces images sont virales et circulent. D’où, l’intérêt de se les réapproprier de manière scientifique.

 

N.H-M : Cela dit, pour revenir au docteur Jacobus, ses textes abjects ne montrent pas de visages contrairement à la photographie…

C.T: Oui, bien sûr. Elles décrivent la personne. Cela pose toute une série de questions connexes très importantes.

Ces critiques partent du fait que ces femmes sont toutes vues comme des victimes. En tant que femme, historienne et féministe, je suis hostile à cette idée.

Je ne crois pas que les femmes sont des victimes absolues et définitives de l’Histoire.

Si l’on accepte cela, on va à l’encontre de toutes les résistantes, des fiertés, des combats même les micro-combats que les femmes ont menés dans les territoires colonisés pour exister.

Dire que ces images sont des marques d’humiliation, définitives et absolues, ce sont des contre-sens historiques graves.

 

On singularise totalement ces femmes. Or, nous prétendons que nous les objectivons en les montrant mais en réalité en les réassignant au statut éternel de victimes qu’est-ce que l’on dit ?


 

N.H-M : Si elles n’étaient pas victimes, certaines étaient, donc, consentantes…

C.T: Évidemment. D’une part, il y a une partie non négligeable de ces clichés qui vient de la prostitution.

Dans ce milieu, les femmes savent tout à fait faire la différence entre leur être et leur travail, y compris dans les milieux colonisés.

C’est quelque chose de réducteur que de penser que, parce qu’une femme est colonisée illettrée, qu’elle vit dans un village de l’Atlas ou de la Kabylie, elle ne serait pas capable de penser son être, d’avoir une réflexion sur sa condition.

Cela fait 20 ans que je travaille sur les femmes prostituées dans le Maghreb colonial. J’ai observé à travers de nombreuses archives que ces femmes existaient.

 

N.H-M : Cela veut dire, d’après vos recherches, que c’était une prostitution voulue et non subie ?

C.T: La misère, évidemment, est écrasante. Bien sûr, une partie des femmes se prostituent parce qu’elles n’ont pas d’autres possibilités. Mais d’autres n’étaient pas forcées de le faire. Après, il faut faire attention à ce que l’on entend par consentement.

 

N.H-M : Si elles subissent, c’est donc un non-choix ?

C.T: Oui, mais c’est incroyable que l’on soit dans une posture où l’on est toujours à singulariser l’expérience humaine de l’autre !

Vous comme moi, est-ce que l’on vit une totale liberté ? Est-ce que nos choix ne sont pas toujours le produit de différents dispositifs de pouvoir ?

Est-ce que quand les femmes se marient, ont des enfants, est-ce que c’est totalement un choix définitif ou est-ce aussi de la contrainte sociale ?

On singularise totalement ces femmes. Or, nous prétendons que nous les objectivons en les montrant mais en réalité en les réassignant au statut éternel de victimes qu’est-ce que l’on dit ?

On dit par exemple qu’une femme marocaine du début du 20e ne sait pas regarder en face ce qu’elle fait ? Qui le dit ?

 

N.H-M : Quels parallèles faites-vous entre la société coloniale et notre société actuelle ?

C.T: La grande majorité des femmes dans le marché prostitutionnel, hier comme aujourd’hui, entrent dans la prostitution parce qu’elles n’ont pas d’autres choix. Les femmes préfèreraient certainement travailler.

La société locale au Maghreb ne leur permet peut être pas et la société coloniale ne met pas en place un système qui leur permettrait de faire autrement.

À part étant domestique mais la domesticité est l’antichambre de la prostitution. En métropoles coloniales comme dans les territoires colonisés.

 

N.H-M: Revenons à cette notion de consentement et de droit à l’image. De quoi parle-t-on en l’occurrence ? Dans l’ère post #MeToo, ce mot a une valeur et à la vue des photos, la première question qui vient, « Ces femmes auraient-elles approuvé; prostituées conscientisées ou non, la divulgation de ces photos ? »

C.T: En l’occurrence, personne n’écoute les femmes. Je veux bien que l’on dise que ces femmes sont violentées, qu’elles sont obligées, dans un rapport de domination extrême, à être photographiées et je pense qu’il y a une partie non négligeable de ces femmes qui sont dans cette configuration.

Mais, encore une fois, c’est un discours surplombant. Soit on considère que ces femmes sont naturellement prostituées et du côté du colonisateur, soit elles ne sont que des victimes et ce qu’elles font ce n’est que de l’humiliation.

Mais quand on travaille vraiment à chercher ces femmes, à restaurer leur trajectoire, on voit que c’est un peu plus compliqué.

 

N.H-M : Cela s’entrechoque avec les mémoires d’éventuels descendants. Dans beaucoup de familles, la pratique du viol, comme arme du colonisateur a été utilisée. Ce ne sont pas des récits scientifiques, mais ils n’en restent pas moins douloureux et tabou. Par conséquent, ce document entre en collision avec ces témoignages personnels familiaux. D’où le malaise. Entendez-vous cela ?

C.T: Oui, je suis tout à fait d’accord. Mais, là aussi, il y a un problème. Concernant le viol, pour moi, ce n’est pas de la sexualité. C’est du pouvoir. C’est le cœur de la domination. Il y a dans le livre quelques photos de viols dans le chapitre décolonisationOr, notre livre ne porte pas que sur le viol. Même si nous savons bien que le viol dans le cadre des décolonisations a été un phénomène massif.

Aujourd’hui, nous sommes en train de l’accepter alors qu’il y a 10 ou 15 ans, on nous disait que c’était des éléments isolés, le fait de quelques soldats borderline.

Ce n’est qu’aujourd’hui, que l’on commence à accepter l’idée qu’en Indochine, en Algérie, au Cameroun, pendant les guerres de décolonisation, le viol a été un instrument massif de la guerre psychologique.

Que ces images, pour des hommes et des femmes liés à cette Histoire, puissent résonner dans leur biographie, je le comprends.

Je le comprends d’autant plus que de l’autre côté de la frontière, j’ai dans ma famille un bourreau.

Ces images, elles me font aussi mal que les personnes de l’autre côté. Je ne dis pas que c’est équivalent. Mais, la douleur ne se mesure pas. Il n’y a pas une statistique qui nous permet de savoir qui souffre le plus dans cette histoire.

 

N.H-M : Justement, que montrent également ces clichés ?

C.T: Il montre aussi des rencontres, des couples, des familles, des enfants qui au passage n’existent pas en dehors de cette domination coloniale. Mais, en dehors, de cette domination, il y a toutes sortes de choses qui se passent. Des choses plus ou moins violentes.

Se fixer sur une image violente, c’est facile. Une image violente est choquante et c’est normal. Mais, ce que l’on ne voit pas derrière l’image choquante, c’est le système.

Et ce système, ne passe pas nécessairement par les images violentes. Il passe par les images euphémisées.

L’essentiel du problème vient de ce qui n’est pas considéré comme un problème justement comme les publicités euphémisées qui jouent sur les stéréotypes racistes ou ethniques ; ce sont les couvertures de maghrébines ou sub-sahariennes dans certaines positions.

 

N.H-M: L’indignation suscitée par beaucoup de « descendants » de colonisés, notamment, suite à la publication de ces images renvoie aussi à leur réappropriation de leur propre récit médiatique. Finalement, vous et les auteurs du livre, malgré votre statut de scientifiques, parlez à leur place, d’une certaine façon…

C.T: Est-ce que les femmes d’ici sont les seules héritières de cette histoire ?

J’observe que les femmes de là-bas, en tout cas, celles avec qui je suis en contact trouvent ce travail salutaire. Et puis que veut dire femmes d’ici ? Est-ce que toutes les femmes d’ici sont d’accord avec la position de Cases rebelles ? Je ne suis pas sûre. J’en connais qui ont refusé de signer la fameuse tribune.

Ce que cela veut dire, c’est qu’il y a des femmes dans ce pays, issues de cette histoire, qui sont choquées. Ce n’est pas déjà toutes les femmes. En Algérie, c’est quasiment impossible de parler de la question du viol pendant la guerre.

À tel point que les Algériennes ne peuvent pas faire d’études sur le sujet. Les seules qui peuvent le faire, ce sont celles qui sont de l’autre côté de la Méditerranée. Alors, peu importe qui transmet la parole. L’important est de la transmettre.

 

N.H-M : Vous avez retracé les trajectoires de certaines d’entre elles. Que révèlent-elles ?

C.T: Ce travail que j’ai fait sur la prostitution, j’ai essayé de retracer des biographies. J’en ai rencontré certaines qui, dans le respect de l’anonymat m’ont parlée. Je ne cherchais pas à médiatiser ces femmes mais plutôt à comprendre leur trajectoire. Pourquoi à un moment une femmes décide, ou pas d’ailleurs, de se prostituer.

 

N.H-M : Parmi ces figures de la prostitution coloniale, il y a Fadma Kbache…

C.T: Dans le film,  « J’ai tant aimé » (Aya Films, 2008), Dalila Ennadre relate la vie de Fadma Kbache, engagée par l’armée française comme prostituée pour accompagner les soldats marocains durant la guerre d’Indochine.

 

N.H-M : Que révèle cette trajectoire particulière ?

C.T: Fadma a commencé à se prostituer à 13 ans.

Elle a continué de la faire puisqu’elle tenait un bordel après l’indépendance. Prostituée de bordels militaires de campagne d’Indochine, blessée sur le front, elle le répétait : « je n’ai jamais été colonisée par personne. »

Elle le disait, « elle n’a a jamais eu honte de se prostituer.  Alors, que fait-on avec ces témoignages ?

 

N.H-M : Oui mais quand le consentement y est, il n’y a pas de débat. C’est quand il n’y est pas que les questions se posent.

C.T: En fait, il n’y a pas de consentement absolu. Il y a des consentements relatifs. On doit prendre au sérieux que, particulièrement pour les femmes, pauvres, racisées, le consentement est nécessairement relatif.

Cela ne sous-entend pas qu’il n’y a pas un sujet. Autrement, on renvoie ces femmes à l’objectivation coloniale.

Et c’est pour cela qu’il y un malentendu sur le projet initial du livre. Mon objectif est bien de restituer des sujets d’Histoire, de leur histoire à elle et de l’Histoire en général.

Ces femmes, tout le monde trouverait cela beaucoup plus commode de les balayer dans une boîte à archives et que l’on en parle plus jamais. Or, je pense que l’on doit restituer la parole et la voie de ces femmes.

Je récuse l’idée que je parle à leur place car c’est une question de démarche et de posture, de respect.

 

N.H-M : En quelque sorte, vouliez-vous porter leurs voix dans le récit historique ?

C.T: On voit bien la différence de quelqu’un qui parle pour et quelqu’un qui veut rendre la parole. Ce n’est pas superposable. Ces femmes-là, qui parlent pour elles ? Elles n’ont plus de voix. Elles sont mortes pour l’essentiel.

C’est une question de conscientisation. Au 19e comme aujourd’hui, il y a des femmes qui sont conscientisées de ce leur vie et de ce qu’elles sont. C’est un travail de réhumanisation que nous avons mené.

Mais surtout, il faut le marteler. Les violences sexuelles constituent le nœud du pouvoir. Les inégalités entre hommes et femmes prennent racine au sein de la domination sexuelle. Nous devons reconstruire quelque chose de nouveau qui arrivent à penser la sexualité en dehors des rapports de pouvoir.

 

Propos recueillis par Nadia Henni-Moulaï

Références : Sexe, race & colonies. La domination des corps du XVe siècle à nos jours, ouvrage dirigé par Pascal Blanchard, Nicolas Bancel, Gilles Boëtsch, Dominic Thomas, Christelle Taraud, éditions La Découverte, 2018.

 

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