L'Oeil d'Il Mandji
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La presse, le lectorat et la vérité

26 juillet 2018
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La presse, le lectorat et la vérité

Chaque semaine, MeltingBook vous propose de réfléchir sur un sujet de société en images & en poésie. Dans cette rubrique originale intitulée L’Oeil d’Il Mandji, notre contributeur photographe, Jérôme Langer, alias Il Mandji, nous propose une réflexion sur les médias.

E.Macron, prenant la parole sur l’affaire Benalla, s’en est pris aux journalistes et à dénoncer, selon lui, une « presse qui ne cherche pas la vérité. »

Une occasion de s’interroger, par l’image et les mots, sur le paysage médiatique français et son rapport au lectorat. Lorsque le modèle économique impose des choix à rebours de la « vérité », la presse peut-elle garder une certaine éthique ? La perte du lectorat est-elle synonyme d’un développement du « mutisme » dans l’investigation journalistique ?

Le canard et la colombe

Derrière les silences
Il cancanait

Aux feuilles de chou
Ses plumes se frottaient

Et sans vigilance
Il cancanait

Près des manigances
Il cancanait

Au mensonge du hibou
Ses plumes chatoyaient

Et sans éloquence
Il cancanait

De son ciel bleu
La colombe voyait

Le canard déchaîné
Répandre son canard

De son ciel bleu
La colombe voyait

Le canard enchaîné
A ses velléités de bobards

Poème & photographies par notre contributeur Jérôme Langer 
Crédit photos ©J.Langer

3 Questions à Jérôme Langer :

Autodidacte, Jérôme Langer pratique la photographie depuis 10 ans.
Ce qui l’intéresse dans la photo ?
L’approche compréhensive qu’on peut avoir vis-à-vis du « sujet », le fait d’être à la fois en interaction avec lui mais aussi en retrait. La dimension photographique est le reflet de ma personnalité en ce sens qu’on est toujours observateur et en retrait par rapport à ce qui se passe.
Ce qui l’a amené à la photo ?
De nature timide, j’ai toujours préféré être en situation d’observateur plutôt que d’acteur d’ailleurs c’est sans doute pour cela que j’ai entrepris des études de sociologie puis d’ethnologie dans lesquelles l’attitude d’observation participante conduit à se mettre à l’écart des gens tout en participant aux activités sociales.

Le mot pour définir le mieux ses photographies ?

J’aime la photo sociale qui met en avant les personnes marginales. La dimension sociale est une nécessité dans mes actions, je ne conçois pas une vie sans engagement car le monde est en soit injuste.

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