La pédagogie Montessori répond à la soif intellectuelle de l’enfant
Interview

La pédagogie Montessori répond à la soif intellectuelle de l’enfant

14 novembre 2017
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La pédagogie initiée par Maria Montessori ne cesse de se développer. En France, il existe environ 200 structures à ce jour. Charlotte Poussin est l’auteure du Que sais-je? La pédagogie Montessori (Éd. PUF, 2017). La méthode mêle besoins vitaux et plaisir d’apprendre chez l’enfant. ENTRETIEN.

Sarah Hamdi : Certains parents se tournent vers la pédagogie Montessori en pensant qu’elle permettra à leur enfant d’être plus performant, d’apprendre davantage ou plus rapidement. Qu’en pensez-vous ?

Charlotte Poussin, éducatrice Montessori et auteure.

Charlotte Poussin, éducatrice Montessori et auteure (cf.encadré).

Charlotte Poussin : Il y a un gros contresens à l’heure actuelle puisque la pédagogie Montessori est « à la mode ». Beaucoup sont attirés par elle parce qu’ils pensent que l’enfant va apprendre mieux que les autres,  plus tôt, être brillant, être plus performant. La pédagogie Montessori n’a pas pour objectif la performance des apprentissages. Les apprentissages sont performants, mais cela découle en réalité du développement personnel de l’enfant.

Ce qui est visé c’est l’éducation harmonieuse sereine. Parce que le grand objectif, c’est l’éducation à la paix. Car un enfant qui n’est pas en permanence dirigé, entravé, contraint, un enfant qui peut suivre ses besoins vitaux, est un enfant serein.

Un enfant serein avec lui-même, un enfant serein avec ses petits camarades, un enfant serein avec les adultes, ce qui diminue le conflit de générations contre lequel il faut lutter car on ne peut pas élever nos enfants en étant en permanence en conflit avec eux, pendant des décennies, avec un dominant et un petit dominé.

Avec Montessori, l’enfant apprend par lui-même accompagné par l’adulte. L’adulte garde toujours sa place d’adulte et son autorité d’adulte. Ce qui est très important, c’est de comprendre qu’il s’agit d’une pédagogie au service du développement de l’enfant, pour qu’il soit un être épanoui et non pas un singe savant.

S.H. : La pédagogie Montessori ne « pousse » pas l’enfant, mais ne le « retient » pas non plus, c’est bien cela?

LapedagogieMontessoriC.P . : On ne le pousse pas, on le laisse aller. Vous mettez le doigt sur quelque chose d’essentiel Montessori ne retient pas l’enfant : c’est très important. On ne pousse absolument pas les enfants à lire tôt, à faire tout cela tôt, c’est à sa disposition. On lui propose de manière attractive et puis il y va ou il n’y va pas. Et parfois, c’est lui qui nous emmène là où il veut aller : « est-ce que tu peux me présenter ça, est-ce je peux faire cette activité ? »

C’est vraiment, lui, l’enfant qui ressent « des appels » qui indiquent que c’est le bon moment pour lui ; et nous, on l’accompagne. On ne le pousse pas : on ne s’enorgueillit pas lorsqu’il apprend tôt et on ne panique pas lorsqu’il apprend tard. Il n’y a aucune notion d’avance ou de retard.

S.H. : Qu’est-ce que « la pédagogie de Maria Montessori » ? Pouvez-vous nous décrire sa philosophie ?

C. P. : C’est une approche extrêmement respectueuse de l’enfant qui suit ses rythmes et ses besoins profonds.

C’est une femme médecin Maria Montessori qui a eu une démarche très scientifique, qui n’a pas postulé que c’était comme ça que les enfants devaient être éduqués. Elle avait vraiment observé les enfants et expérimenté le fait qu’ils se concentraient de manière prodigieuse et qu’ils développaient une grande sérénité lorsqu’ils étaient à même de choisir eux-mêmes leurs activités dans un environnement qui était préparé pour eux, adaptée à leurs besoins, à leurs élans intérieurs et à leurs périodes sensibles.

 

Montessori Roubaix

© Charlotte Poussin

S.H. : Qu’est-ce que Maria Montessori appelait “ périodes sensibles “?

C. P. : Ce sont des fenêtres d’opportunités pour apprendre facilement quelque chose qui se présente au bon moment pour l’enfant.

Avant d’avoir travaillé avec de jeunes enfants, elle était auprès d’enfants porteurs de handicap avec lesquels elle a utilisé du matériel pédagogique créé par des médecins et pédagogues français, Jean Itard et Édouard Seguin.

En utilisant ce matériel, les enfants porteurs de handicap avaient fait de tels progrès et en développement personnel et dans les apprentissages cognitifs. Elle s’est demandée comment se pouvait-il que les enfants non-porteurs de handicap puissent avoir de moins bons résultats même aux examens de fin d’études primaires qui avaient lieu en Italie à l’époque?

Elle s’est vraiment demandée ce qui pouvait entraver le potentiel des enfants non-porteurs de handicap. Alors elle a proposé ce matériel et à leur contact, elle a adapté en permanence le matériel afin qu’il soit le plus  scientifiquement élaboré, qu’il soit à même de faciliter l’apprentissage.

S.H. : Ce matériel, élément central de la pédagogie Montessori. Pouvez-vous nous décrire ces particularités et son fonctionnement ?

C. P. : C’est un matériel qui isole tous les concepts et qui est présenté aux enfants dans un ordre bien précis pour avancer et cheminer vers l’abstraction. Ce matériel est scientifiquement élaboré, sensoriel, adapté à la force de l’enfant, esthétique, soigneusement choisi et entretenu. De plus, il est correctif. Les enfants l’utilisent après avoir eu une présentation réalisée par l’éducateur.

Les enfants l’utilisent lorsqu’ils le souhaitent, ils répètent l’activité autant de fois qu’ils le veulent, c’est aussi le secret de l’absorption des concepts. Ils le manipulent aussi longtemps qu’ils le souhaitent. Ils l’utilisent de leur propre-chef, et travaillent soit seul soit à plusieurs. Sur un tapis au sol qui est un espace de travail, soit sur une table. Il y a une grande liberté tout cela dans un cadre très structuré.

S.H. : À quoi ressemble une classe Montessori ?

C. P. : Dans une grande salle, les enfants sont ensemble et forment une communauté de plusieurs âges de 3 à 6 ans. Cela a été la première école Montessori 1907. Ensuite cela s’est répandu dans le monde entier. Elle a ensuite développé la pédagogie pour les enfants de 6 à 12 ans. Elle a conçu une proposition pour le collège et pour le lycée. Il y a aussi des crèches.

Une pédagogie d’âge mélangé dans un espace libre de parler de bouger.

S.H. : A quand datent les prémices de l’implantation de cette pédagogie en France ?

C. P. : En France, quelques années après la première école de Rome en 1907, dès 1913 il y a eu des écoles Montessori en France. Les premières étaient très altruistes : il y avait une école qui recevait des enfants orphelins de guerre, il y a eu une école créée par Mme Pujol.

MontessoriCouvUneEn 1921, il y a eu le premier congrès international de l’éducation nouvelle en France auquel Maria Montessori a participé. Dès le départ, il y a vraiment eu un lien entre la pédagogie Montessori et la France.

Puis, cela s’est développé de manière discrète, mais cela a toujours été présent. L’école de Roubaix qui est mise en scène dans le très beau film « Le maître est l’enfant » d’Alexandre Mourot, existe depuis 1944, Maria Montessori y avait formé elle-même des professionnels.

Il n’y a pas eu d’apparition récente de la pédagogie Montessori en France en revanche, c’est vrai qu’il y a eu un engouement en développement et qu’on en parle de plus en plus sans doute parce qu’il y a une grande prise de conscience suite au choc de Pisa en 2000.

La France était mauvaise élève dans le classement international et du coup comme tous les 3 ans, on recule après examen de Pisa au bout d’un moment il y a eu une remise en question.

S.H. : Est-ce le programme de l’Éducation nationale qui est suivi dans les établissements Montessori ?

C. P. : Dans les écoles Montessori il y a un programme qui est beaucoup plus large que celui de l’éducation nationale. Donc le programme de l’Éducation nationale est inclus dans le programme de la classe Montessori.

La différence, c’est que ce programme est fait sur 3 ans. C’est vraiment un programme par cycle. Comme les enfants restent 3 ans dans une seule et même classe il n’y a pas une année pour apprendre ceci une année pour apprendre cela.

C’est la manière dont le programme est abordé qui est très différente. Mais, les objectifs d’apprentissage sont encore plus larges dans le programme Montessori.

S.H. : Pouvez-vous nous décrire des activités Montessori qui diffèrent de celles que l’on peut trouver en maternelle classique ?

C. P. : Des activités, il y en a des centaines ! Si l’on parle de la classe Montessori pour les 3 à 6 ans : il est important de préciser qu’il y a plusieurs aires dans la classe. Une aire est consacrée à la vie pratique dans laquelle on propose aux enfants de faire des activités réelles avec des objets adaptés à leur taille et à leur force.

On leur propose cela parce que ça les attire énormément de faire comme les grands. Ils n’ont pas envie de faire « comme », ils ont envie de faire « vraiment ». On leur propose donc de vrais objets fragiles, cassables et on leur apprend à prendre soin de ces objets, à prendre soin des choses, à développer une dextérité, une organisation de la pensée au travers de l’organisation de l’activité. C’est également parce que dans ces activités de vie pratique il y a aussi une progressivité.

On commence par des choses très faciles et à la fin, on fait des activités longues qui comportent plusieurs volets. La vie pratique est essentielle parce qu’elle connecte l’enfant au réel; elle lui permet d’être autonome et fier de lui, heureux de faire par lui-même. Elle développe beaucoup sa concentration au travers de la répétition d’activité. Donc, ça, c’est la première aire qu’on propose aux enfants qui arrivent en général.

On leur propose aussi beaucoup d’activités sensorielles. Le matériel sensoriel permet aux enfants de nommer toutes les perceptions. Quand on est tout petit et qu’on n’a pas encore le vocabulaire nécessaire, on peut parfois être submergé par tout ce qu’on capte, tout ce qu’on reçoit, tout ce qu’on ressent.

Le matériel sensoriel est un outil pour maîtriser tout ce que l’enfant perçoit. Le nommer, c’est savoir le maîtriser et savoir organiser sa pensée. La fameuse tour rose, devenue l’emblème de la pédagogie Montessori  permet de distinguer « grand » et « petit » et la notion de proportionnalité. Le matériel sensoriel est très esthétique et permet d’absorber les concepts et de les nommer.
Montessori Roubaix

© Charlotte Poussin

Ensuite, il y a le matériel de mathématiques qui est très différent de ce que l’on propose dans une maternelle “classique” puisqu’il propose des activités très avancées.

Les enfants sont stimulés car c’est vrai que sur les étagères Montessori, on voit du matériel qui permet d’aborder les grands nombres, les quatre opérations, il n’est pas rare de voir des enfants qui font des grandes divisions 6 412 /32, par exemple. C’est tout à fait réalisable par un enfant de maternelle qui a bien compris le concept de division parce qu’il l’a vécu sous forme de jeu avec ses camarades. On peut même voir les fractions et l’initiation aux racines carrée.

De façon très concrète, ces concepts sont abordés non pas pour pousser les enfants à apprendre plus tôt, mais pour répondre à leur soif intellectuelle et à leur curiosité et à leur envie d’apprendre.

Certains iront jusque-là, mais ce n’est pas du tout l’objectif : le programme ce n’est pas d’avoir fait les racines carrées en maternelle.

Et ensuite, il y a le langage qui comporte à la fois le langage écrit et le langage parlé. Il y a aussi toutes les étagères de culture, d’autres avec des expériences de sciences, du matériel pour l’approche de la géographie, une initiation à l’histoire et beaucoup d’activités.

Il y a des activités qui sont emblématiques comme les lettres rugueuses. Ce sont des lettres en papier de verre très doux qui sont placés sur des plaques très lisses pour qu’il y ait un véritable contraste visuel et sensoriel au toucher . Ces lettres « se détachent » visuellement et permettent à l’enfant de les absorber à la fois visuellement et auditivement parce qu’on les prononce toujours lorsqu’on les touche lorsqu’on les trace et l’enfant absorbe aussi le mouvement que l’on fait pour les écrire. Donc l’enfant travaille simultanément la lecture et l’écriture, et la conscience phonologique, et c’est après avoir beaucoup manipulé ces lettres qui ont une taille très précise adaptée à la taille de sa main et l’amplitude de son mouvement. Lorsqu’il reconnaît ses lettres, l’enfant associe la forme au son et non pas au nom de la lettre.

Concrètement, on ne dit jamais “L”, mais on prononce le son [l]. Ça lui permet de tomber très facilement dans la lecture. Puisque lorsqu’il reconnaît [l] , [a] , [k], c’est très facile de dire le mot lac lorsqu’il le voit. Pour lui ce ne sont pas trois lettres juxtaposées mais trois sons associés. Les enfants apprennent à lire sans même prendre conscience qu’ils sont en train d’apprendre à lire.

Avant de lire, l’enfant peut travailler avec les lettres mobiles qui permettent d’écrire sans avoir encore maîtrisé le geste, la tenue du crayon. Ainsi les enfants peuvent déjà composer des mots avec les lettres mobiles.
Les lettres rugueuses et les lettres mobiles sont des matériaux permettant de dissocier l’apprentissage intellectuel de la lecture et de l’écriture du mouvement moteur.

S.H. : Des études ont été réalisées au sujet des neurosciences venant confirmer les effets de la méthode Montessori. Pourraient-elles constituer une base d’étude pour une mise en place de certaines stratégies Montessori dans les écoles publiques françaises ?

C. P. : Bien sûr c’est un grand changement mais pas un traumatisme et tous les enfants qui passent par l’école Montessori en France connaissent ce changement, car il n’y a pas de collèges et de lycées Montessori. Le libre choix de l’activité est extraordinaire pour la concentration. La prise d’autonomie est excellente pour l’organisation de la pensée et le fait de consolider toutes les fonctions exécutives.

Dans une classe Montessori, les enfants apprennent très bien à développer l’inhibition, la mémoire de travail et la flexibilité cognitive ; qui sont les 3 fonctions exécutives.

Cela est flagrant lorsqu’on voit les découvertes des neurosciences: Montessori, à son époque, sans les mêmes moyens que maintenant comme les IRM, était tout à fait passionnée par les mécanismes d’apprentissage et se demandait: que se passe-t-il dans le cerveau lorsque l’enfant apprend ?

S.H. : Un enfant, pour une raison ou pour une autre, doit retourner dans un établissement public. Est-ce qu’il risque d’être déstabilisé en revenant à un apprentissage « classique » ?

C. P. : Bien sûr. C’est d’ailleurs le cas pour tous les enfants qui passent par l’école Montessori en France, car il n’y a pas de collèges et de lycées Montessori (ndlr : sauf 2 exceptions). Tous les enfants passés par Montessori retournent à un cursus classique. Aussi, beaucoup d’écoles Montessori en France ne proposent pas le cursus 6/12 ans, donc il y a beaucoup d’enfants qui ne font que le 3/6 et ils s’adaptent tous très bien.

Mes enfants aussi ont fait ce cheminement et ils ont intégré l’école classique. Ils ont parfaitement vécu ce changement. Je peux aussi témoigner en tant que directrice d’école et éducatrice pour tous mes anciens élèves (pendant 14 ans), je n’en ai jamais connu qui ait eu le moindre souci. Je suis certaine qu’on pourrait trouver des exceptions : des enfants qui ont des difficultés d’adaptation et qui sont des contre-exemples, mais il n’y a aucune preuve que ce souci soit lié à leur passage par Montessori; dans la mesure où les enfants sont adaptables par essence et que la pédagogie Montessori développe cette adaptabilité, les enfants s’adaptent bien!

©C.Poussin.

©Charlotte Poussin

L’enfant absorbe les nouvelles règles du jeu et s’y adapte. Je ne dis pas qu’il n’a pas une certaine nostalgie, un certain regret et qu’il ne préférerait pas ce qu’il y avait avant, mais il s’adapte et sans difficulté. De toutes façons quand un enfant passe de l’école primaire au collège en France aussi il y a un temps d’adaptation. Par ailleurs, qui dit changement et adaptation ne dit pas nécessairement crise ou problème et difficulté. C’est de toutes façons un nouvel apprentissage, les enfants doivent apprendre à ne pas se lever quand ils le souhaitent, à parler quand ils veulent.

C’est une chance d’avoir eu une fenêtre de liberté pour développer son plaisir d’apprendre et sa curiosité intellectuelle, parce qu’on n’a pas été passif. Et ce n’est pas parce qu’ils vont l’être par la suite dans un système qui les pousse à l’être qu’il faut leur souhaiter de l’avoir été dès le début. Ce serait encore pire.

S.H. : La pédagogie Montessori permet-elle de développer l’esprit critique de l’enfant ?

C.P. : Le développement de l’esprit critique se développe beaucoup en classe Montessori, en particulier en classe 6/12 ans.

6/12 ans, c’est vraiment l’âge de la passion pour le sens moral et pour le sens social, pour les grandes questions de société, l’esprit critique, l’abstraction, la soif de raisonnement et de comprendre des sujets complexes, l’intérêt pour des sujets toujours plus vastes, sur des horizons toujours plus lointains.

3/6 ans, c’est plutôt l’âge de l’autonomie fonctionnelle plus que de l’autonomie intellectuelle qui se situe vers 6/12 ans et se construit progressivement.

S.H. : Au-delà de l’autonomie fonctionnelle, l’autonomie intellectuelle représente aussi une visée dans la pédagogie Montessori…

C.P. : L’objectif, c’est qu’à 12 ans l’enfant sache qui il est. on souhaite qu’il soit conscient qu’il a un rôle à jouer et qu’il a une vocation. Il a son propre jugement et il sent qu’il est une personne à part entière qui fait partie intégrante de sa communauté. Il sent aussi qu’il y a une interdépendance permanente entre tous les êtres humains. Interrelations entre les êtres humains et les êtres vivants et non vivants. Cette prise de conscience est nécessaire.

C’est ce que Maria Montessori appelait l’éducation cosmique. Alors c’est un terme qui peut paraître un peu étrange new edge alors qu’en réalité, ce terme veut dire « éducation à l’univers ». L’enfant se situe dans le temps et dans l’espace, réellement. Ainsi, l’enfant a une vision globale de l’histoire de l’humanité : il trouve sa place sur le grand rouleau du temps.

Propos recueillis par Sarah Hamdi

© Les photos publiées ont été prises par Charlotte Poussin et extraites de ses livres.

©C.Poussin.

©C.Poussin

Charlotte Poussin est éducatrice Montessori diplômée de l’AMI. Elle a été directrice d’école Montessori jusqu’à la naissance de son 5e enfant. Elle est membre du conseil d’administration de l’association Montessori de France AMF, affiliée à l’AMI. Elle a enseigné 15 ans dont 10 à l’étranger, entre l’Amérique du Sud et l’Amérique du Nord.

De retour en France, surprise de constater que Montessori y était encore mal connu, mal compris et source de préjugés, elle a écrit en 2011 le livre Apprends-moi à faire seul, la pédagogie Montessori expliquée aux parents, réédité en 2016. Ce livre est une invitation à poser un nouveau regard sur l’Enfant, un message plein d’espoir pour développer l’éducation à la PAIX.

Charlotte Poussin a également traduit un livre de Maria Montessori jusqu’alors inédit en français : Le Manuel pratique de la méthode Montessori (DDB – 2016). Elle a écrit le Que sais-je? La pédagogie Montessori (PUF – 2017).

Elle est également auteure de Montessori de la naissance à 3 ans, apprends-moi à être moi-même, qui donne des conseils pratiques pour aider sans trop aider et accompagner bébé dans une approche Montessori (Editions Eyrolles), et de Montessori de 6 à 12 ans, apprends-moi à penser par moi-même, co-écrit avec deux éducateurs Montessori AMI 6-12, qui est à paraître.

Plus d’informations sur son site.

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